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Covid long, une réalité en Europe

Au moins 17 millions d’Européens ont souffert du Covid long en 2020 et 2021, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui appelle à une meilleure prise en charge de ces malades.

Fatigue, essoufflement, perte du goût et de l’odorat autant de symptômes persistants qui empoisonnent la vie des patients, plusieurs mois après leur infection au Covid-19. Et des millions d’entre eux devront sans doute subir cette maladie pendant des années.

Au total, au moins 17 millions d’Européens en ont souffert d’après les chiffres du bureau européen de l’OMS. Avec un manque criant dans la prise en charge.

Souffrir en silence

Le problème, insiste le directeur régional Europe de l’OMS Hans Kluge, c’est que ces malades souffrent en silence. « Les gouvernements et les partenaires de santé doivent collaborer pour trouver des solutions », a-t-il souligné, constatant « le besoin urgent d’une analyse plus poussée, d’un investissement plus important, d’un soutien accru et d’une plus grande solidarité avec ceux qui souffrent de cette maladie ».

Il faut investir de toute urgence dans la recherche, le rétablissement et la réadaptation de ces malades.

Bureau européen de l’OMS.

Covid long : les femmes sont les plus touchées

Fatigue, toux, essoufflement, fièvre intermittente, perte du goût ou de l’odorat, dépression, le Covid long se manifeste par un ou plusieurs symptômes parmi une longue liste, généralement dans les trois mois après l’infection et persistant au moins deux mois.

Le Covid long peut également affecter directement et indirectement la santé mentale. La souffrance et la détresse prolongées dues au Covid long peuvent avoir un impact sur le bien-être psychologique. Ces symptômes peuvent persister depuis le début de la maladie, ou se manifester après la guérison. Ils peuvent apparaître et disparaître, ou rechuter avec le temps. L’affection peut affecter la capacité d’une personne à effectuer ses activités quotidiennes comme les tâches professionnelles ou ménagères.

D’après l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), basé aux Etats-Unis, quelque 145 millions de personnes au total dans le monde en ont souffert en 2020 et 2021.

Il touche deux fois plus les femmes selon les estimations de l’OMS. Elles sont deux fois plus susceptibles que les hommes de souffrir d’un COVID long. En outre, le risque augmente considérablement chez les cas graves de nécessitant une hospitalisation.

1 femme sur 3 et 1 homme sur 5 sont susceptibles de contracter un Covid long

Bureau européen de l’OMS.

"Worldwide, nearly 150 million people are estimated to have developed long COVID during the first two years of the pandemic, according to the IHME," writes @jriggers & @JDSteenhuysen in @Reuters

Continue Reading ⤵️ https://t.co/vMhUo1C1lj

— Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) (@IHME_UW) September 14, 2022

Fin de vie : vers un changement de loi ?

Le Président Macron lance une convention citoyenne sur la fin de vie, qui démarrera en octobre. Elle durera six mois. Son objectif : un changement de loi avant fin 2023. De son côté, le Comité national d’éthique a rendu son avis. Il juge possible une aide active à mourir strictement encadrée.

Le grand débat sociétal sur la fin de vie est-il de nouveau à l’ordre du jour ? Alors que la majorité des Français se prononce en faveur de l’euthanasie, le chef de l’Etat annonce sa volonté d’instaurer une convention citoyenne pour avancer sur le sujet. Il n’exclut ni un référendum, ni une issue par la voie parlementaire. 

Le point sur la loi

Aujourd’hui, c’est la loi Claeys-Leonetti qui encadre la fin de vie des malades incurables en France. Adoptée en février 2016, après une première version en 2005, elle interdit l’euthanasie et le suicide assisté. Mais, elle permet une « sédation profonde et continue jusqu’au décès » pour des malades en phase terminale et en très grande souffrance, dont le pronostic vital est engagé « à court terme ». Elle complète la loi du 9 juin 1999 qui créait les soins palliatifs et renforçait les droits des malades contre l’acharnement thérapeutique. Elle leur donne la possibilité d’accéder à la sédation profonde et continue.

Mais cette loi ne donne pas satisfaction. Et, les associations pointent du doigt ses insuffisances.

Les défenseurs de l’euthanasie œuvrent en coulisse pour faire bouger les lignes. En avril 2021, le député Olivier Falorni avait proposé une une loi. Après des débats houleux dans l’hémicycle, la loi avait été rejetée.

Vers une loi fin 2023 ?

Le débat d’aujourd’hui sera-t-il le point de départ d’une nouvelle avancée ? En tout cas, le mouvement est lancé. La balle est dans le camp des politiques. Verdict fin 2023.

Quant au CCNE, il tempère : « Il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir, à certaines conditions strictes avec lesquelles il apparaît inacceptable de transiger », a déclaré Alain Claeys, l’un des rapporteurs d’un avis rendu mardi par l’institution.

Parlons-fin-de-vie

Marilyn PERIOLI 13 septembre 2022 Vivamagazine.fr

 

Article du 22 Août 2022

Fournitures scolaires : l’Anses réclame une réglementation sur la composition des produits

Une étude menée sur les fournitures scolaires les plus répandues révèle la présence de produits nocifs dans la composition de plus d’un tiers d’entre elles. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) déplore l’absence de réglementation à ce sujet. Et demande un encadrement similaire à celui des jouets.

A quelques jours de la rentrée scolaire, les révélations de Que Choisir concernant les fournitures scolaires font grand bruit. Dans sa publication mensuelle et sur son site, l’association de consommateurs dévoile en effet la présence de composantes nocives dans plusieurs de ces produits. Les tests ont été menés sur les fournitures les répandues dans le commerce. Parmi lesquelles figurent notamment des cartouches d’encre, des crayons à papier, de la colle, des marqueurs et des stylos à bille… « Sur 52 produits testés, 19 d’entre eux sont à éviter. Soit plus du tiers de l’échantillon », alerte Que Choisir. Les tests révèlent la présence de perturbateurs endocriniens, de composés cancérogènes, toxiques ou allergisants…

Inhalées, ingérées ou en contact avec la peau 

Quelques mois plus tôt, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publiait un communiqué appelant à renforcer la sécurité sur les fournitures scolaires. « Inhalées, ingérées ou en contact avec la peau, les substances chimiques présentes dans les fournitures scolaires ou de bureau peuvent pour certaines d’entre elles entraîner des effets sur la santé », explique l’agence. 

A l’approche de la rentrée, retour sur nos travaux sur les substances chimiques dangereuses contenues dans les fournitures scolaires 🖍, et sur nos recos pour s’en protéger ⬇#Rentrée2022https://t.co/Vxhp6KMhFQ

— Anses (@Anses_fr) August 22, 2022

Absence de réglementation 

Par ailleurs, l’Anses regrette l’absence de réglementation sur la question. « Ni en France ni en Europe ». Aucun encadrement n’existe en effet pour l’instant sur la composition, la fabrication et l’utilisation de ces produits. Ainsi, l’agence réclame que l’ensemble des fournitures scolaires relèvent de la règlementation relative à la sécurité des jouets. « Cette évolution réglementaire favorisera la réduction, voire la suppression de la majorité des substances identifiées », précise-t-elle.

Eviter les substances parfumantes et les paillettes

Pour le moment, il n’existe aucun moyen de vérifier la composition des fournitures scolaires. Les fabricants n’ont toujours pas l’obligation de lister les produits utilisés. Ni d’apposer un pictogramme sur la nocivité des composants. Pour pallier ce manque d’information, l’Anses conseille « de privilégier les fournitures ne contenant ni substances parfumantes, ni paillettes. Ou autre artifice pouvant induire des comportements détournés par les enfants, tels que le « machouillage », voire « l’ingestion », explique Céline Dubois coordinatrice de cette expertise au sein de l’agence.

[#Santé] Rentrée scolaire : les enfants toujours exposés aux substances nocives dans les #fournitures scolaires ! 40% des fournitures que nous avons analysées comportent des composés toxiques !
👉https://t.co/6peMSxoLFU#perturbateursendocriniens pic.twitter.com/bNK8auhO1x

— UFC-Que Choisir (@UFCquechoisir) August 25, 2022

Vagues de chaleur

Le terme « vague de chaleur » est un terme générique qui désigne une période au cours de laquelle les températures peuvent entrainer un risque sanitaire pour la population.

Il recouvre les situations suivantes :

- Le pic de chaleur : chaleur intense de courte durée (un ou deux jours) présentant un risque sanitaire, pour les populations fragiles ou surexposées, notamment du fait de leurs conditions de travail et de leur activité physique ; il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune
- L’épisode persistant de chaleur : températures élevées (IBM [1] proches ou en dessous des seuils départementaux) qui perdurent dans le temps (supérieur à trois jours) ; ces situations constituant un risque sanitaire pour les populations fragiles ou surexposées, notamment du fait de leurs conditions de travail et de leur activité physique ; il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune
- La canicule : période de chaleur intense pour laquelle les IBM atteignent ou dépassent les seuils départementaux pendant trois jours et trois nuits consécutifs et susceptible de constituer un risque sanitaire notamment pour les populations fragiles ou surexposées ; elle est associée au niveau de vigilance météorologique orange
- La canicule extrême : canicule exceptionnelle par sa durée, son intensité, son étendue géographique, à forts impacts non seulement sanitaires mais aussi sociétaux ; elle est associée au niveau de vigilance météorologique rouge.

La chaleur a un effet immédiat sur l’organisme, dès les premières augmentations de température : les impacts de la chaleur sur la santé ne se limitent pas aux phénomènes extrêmes.

Lorsqu’il est exposé à la chaleur, le corps humain active des mécanismes de thermorégulation qui lui permettent de compenser l’augmentation de la température (transpiration, augmentation du débit sanguin au niveau de la peau par dilatation des vaisseaux cutanés, etc.). Il peut cependant arriver que ces mécanismes de thermorégulation soient débordés et que des pathologies liées à la chaleur se manifestent, dont les principales sont les maux de tête, les nausées, les crampes musculaires, la déshydratation. Le risque le plus grave est le coup de chaleur, qui peut entraîner le décès.
 

Les risques sur votre santé peuvent survenir dès les premiers jours de chaleur.

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants.
 

Canicule, fortes chaleurs : adoptez les bons réflexes

Pendant les fortes chaleurs. Protégez-vous.

- Restez au frais
- Buvez de l’eau
- Evitez l’alcool
- Mangez en quantité suffisante
- Fermez les volets et fenêtres le jour, aérez la nuit
- Mouillez-vous le corps
- Donnez et prenez des nouvelles de vos proches
- Préférez des activités sans efforts

- En cas de malaise, appelez le 15

- Consultez les recommandations pour les populations en cas de chaleur

Juin 2022

solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-climatiques/article/vagues-de-chaleur

 

Article du 7 juillet 2022

Un été sans plastique

Le plastique est partout. Huit millions de tonnes finissent, chaque année, dans les océans. Alors cet été, on le limite !

  • Adoptez la gourde attitude : en France, 25 millions de bouteilles d’eau en plastique sont jetées chaque jour. Et seule une sur deux est recyclée.  
  • Pensez à glisser, dans vos bagages, des sacs réutilisables pour vos courses. 
  • Privilégiez le vrac et les produits sans emballage et, pour l’hygiène, les produits solides.
  • Portez des vêtements en fibres naturelles (lin, chanvre), plus agréables l’été, et dont la culture est moins gourmande en eau et en pesticides.
  • Optez pour un pique-nique écologique avec de la vaisselle en bois, pailles en carton, contenants en verre…
  • Remettez au goût du jour les jeux en bois comme les quilles.
  • Si vous êtes fumeur, prévoyez un cendrier portable pour éviter de jeter le mégot à terre ou sur la plage : le filtre contient du plastique.
  • Une action citoyenne : participer à la collecte de déchets sur les plages ou le littoral : renseignements sur initiativesoceanes.org.

Pour aller plus loin : noplasticinmysea.org, zerowastefrance.org

A savoir

Depuis janvier 2016, vous pouvez demander à emporter vos restes du restaurant à la maison pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Mais attention, les restaurateurs ne sont pas obligés d’accepter. A l’échelle nationale, 12 % du gaspillage alimentaire provient des restaurants.

    7 Juillet 2022     Marilyn Périoli Viva magazine.fr

Un été sans plastique

Le plastique est partout. Huit millions de tonnes finissent, chaque année, dans les océans. Alors cet été, on le limite !

  • Adoptez la gourde attitude : en France, 25 millions de bouteilles d’eau en plastique sont jetées chaque jour. Et seule une sur deux est recyclée.  
  • Pensez à glisser, dans vos bagages, des sacs réutilisables pour vos courses. 
  • Privilégiez le vrac et les produits sans emballage et, pour l’hygiène, les produits solides.
  • Portez des vêtements en fibres naturelles (lin, chanvre), plus agréables l’été, et dont la culture est moins gourmande en eau et en pesticides.
  • Optez pour un pique-nique écologique avec de la vaisselle en bois, pailles en carton, contenants en verre…
  • Remettez au goût du jour les jeux en bois comme les quilles.
  • Si vous êtes fumeur, prévoyez un cendrier portable pour éviter de jeter le mégot à terre ou sur la plage : le filtre contient du plastique.
  • Une action citoyenne : participer à la collecte de déchets sur les plages ou le littoral : renseignements sur initiativesoceanes.org.

Pour aller plus loin : noplasticinmysea.org, zerowastefrance.org

A savoir

Depuis janvier 2016, vous pouvez demander à emporter vos restes du restaurant à la maison pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Mais attention, les restaurateurs ne sont pas obligés d’accepter. A l’échelle nationale, 12 % du gaspillage alimentaire provient des restaurants.

    7 Juillet 2022     Marilyn Périoli Viva magazine.fr

 

Article du 24 juin 2022

Apprendre à nager : un programme gratuit pour les enfants.

L’année dernière en France, plus de 1100 noyades ont été comptabilisées. Elles sont la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans. Il est important d’apprendre à nager dès le plus jeune âge.

Encore trop peu d’enfants ne savent pas nager. Pourtant, des programmes gratuits sont disponibles. Oui, il est possible d’apprendre en dehors de l’école.

« J’apprends à nager » et « Aisance Aquatique »

La Fédération française de natation en lien avec le ministère des Sports proposent deux programmes gratuits pour aider les enfants à se sentir comme un poisson dans l’eau.

Ils sont à destination des 4/12 ans ne sachant pas nager. Mais également des adultes de plus de 45 ans. Ils s’adressent aussi aux populations les plus fragiles résidant sur les territoires qui ne disposent pas de piscine. Avec comme objectif : se familiariser avec la natation en toute sécurité. A la fin du programme, les participants ont droit à un diplôme.

Bonne idée : une piscine itinérante, pour ceux qui n’en n’ont pas à côté de chez eux

🏊 Une piscine itinérante pour les écoliers, dans les communes privées de piscine municipale. Elle a fait escale à Recologne dans le Doubs, le temps pour les enfants d’apprendre à nager. #IlsOntLaSolution #PiscineMobile #PiscineItinérante #Ecoliers #Natation @F3FrancheComte pic.twitter.com/UJbznRt9iX

— France 3 Régions (@F3Regions) June 20, 2022

Profiter de l’eau en toute sécurité

En ce début d’été et à l’approche des vacances, quelques règles sont à respecter pour profiter des bienfaits de l’eau :

  • Apprenez à nager, nous sommes tous concernés : jeunes enfants comme seniors
  • Baignez-vous toujours avez vos enfants 
  • Choisissez les zones de baignade surveillées 
  • Respectez les interdictions de baignade 
  • Tenez compte de votre état de forme 
  • Ne consommez pas d’alcool avant et pendant la baignade

En piscine, surveillez vos enfants de près et en permanence

Aucun dispositif de sécurité ne remplace votre vigilance

  • Baignez-vous en même temps que vos enfants ou désignez un seul adulte responsable de la surveillance 
  •  Ne faites pas autre chose lorsque votre enfant se baigne 
  •  Ne restez pas le regard fixé sur votre téléphone ou votre tablette 
  •  Ne vous absentez pas, même quelques instants 
  •  Soyez particulièrement vigilants lors des baignades dans des piscines « hors-sol » (non enterrées) qui ne disposent pas de dispositif de sécurité

En mer, pas d’imprudences

  •  Nagez dans les zones de baignade surveillées 
  •  Nagez accompagné ou en signalant votre lieu de baignade 
  •  Nagez avec une bouée de nage en eau libre 
  •  Evitez la pleine mer et nager le long du rivage

Attention, la couleur des drapeaux sur les plages change cet été, voici comment vous y retrouver, sur le site du ministère des Sports.

Marilyn Perioli   24 juin 2022 vivamagazine.fr

       Article du 14 juin 2022

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Collectes de sang : 10 000 dons sont nécessaires chaque jour

La Journée mondiale du don du sang a lieu chaque année le 14 juin. Institué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cet événement permet de rappeler l’importance des collectes, indispensables à la survie des malades. L’Etablissement français du sang (EFS) rappelle d’ailleurs à cette occasion que 10 000 dons quotidiens sont actuellement nécessaires.

Les donneurs de sang sont aujourd’hui à l’honneur. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a en effet choisi la date du 14 juin pour rappeler le caractère indispensable de ces collectes. « Les transfusions de sang et de produits sanguins contribuent à sauver des millions de vies chaque année. Elles peuvent aider à prolonger la vie de patients souffrant de maladies mortelles. Et à améliorer leur qualité de vie », rappelle l’institution internationale sur son site. 

10 000 dons quotidiens sont nécessaires en France

A cette occasion, l’Etablissement français du sang (EFS) rappelle que 10 000 dons quotidiens sont nécessaires. « L’acte volontaire et bénévole de donner son sang est donc irremplaçable. » En effet, l’EFS insiste sur le fait qu’il n’existe « aucun produit pouvant remplacer le sang ». Tout au long de la journée, des collectes et des événements explicatifs seront organisés partout en France.

A l'occasion de la Journée Mondiale des Donneurs de Sang cette semaine, nos collectes s'installent dans les lieux les plus emblématiques ! Vous viendrez ? 💙
👉 Voir tous nos événements #JMDS :https://t.co/qddL7KaoI2 pic.twitter.com/nFkhvgUO72

— Établissement français du sang (@EFS_dondesang) June 13, 2022

Stopper les hémorragies

Sensibiliser le grand public aux dons du sang passe notamment par certaines précisions concernant le but de ces collectes. Le premier objectif, rappelle l’EFS dans ses communications, est de pouvoir répondre aux situations d’urgences. C’est-à-dire aux hémorragies « pendant un accouchement, une opération chirurgicale ou à la suite d’un accident par exemple. Les poches de sang doivent alors être disponibles en moins d’une demi-heure ». 

Don du sang : les réserves françaises sont au plus bas copyright : EFS

https://www.vivamagazine.fr/don-du-sang-les-reserves-francaises-sont-au-plus-bas/

L’Établissement français du sang a publié un « bulletin d’urgence vitale » pour alerter sur le caractère critique de la situation. Car le seuil de sécurité des réserves a en effet été franchi. Plus que jamais, il est important de donner son sang.

Maladies chroniques

Les collectes de sang permettent également de venir en aide à de très nombreux patients souffrant de maladies chroniques. Notamment dans le cas de cancers soignés par des transfusions sanguines, comme la leucémie ou le lymphome… « Ces maladies affectent la production des cellules sanguines dans la moelle osseuse. Leur traitement nécessite, selon les cas, la transfusion de globules rouges et/ou de plaquettes. Et il requiert souvent de grandes quantités de produits sanguins », complète l’EFS sur son site.   

Journée mondiale du donneur de sang 2022 © campagne de communication de l’Organisation mondiale de la santé

Capucine Bordet 14 juin 2022  viva magazine.fr

Article du 20 mai 2022

Cannabidiol (CBD) : la vigilance est de mise

En France, de plus en plus de boutiques proposent des produits à base de cannabidiol (CBD). Vendue sous forme de fleur, de pâte, d’e-liquide ou d’huile, cette substance qui plaît à un large public, dont les seniors, aurait des effets apaisants et antalgiques. Qu’en est-il exactement ?

LE CANNABIDIOL, QU’EST-CE QUE C’EST ?


Le cannabidiol (CBD) est un dérivé du cannabis (THC). Alors que le THC est classé comme stupéfiant, et donc interdit en France, le CBD et les produits qui en contiennent peuvent être vendus en toute légalité.

EST-CE DANGEREUX ?

Le CBD n’est pas un produit psychotrope, au sens où il n’entraîne pas de modifications d’état de la conscience comme le fait le THC. Mais il reste une substance psychoactive puisqu’il agit sur notre cerveau. A-t-il un effet sur le sommeil, la douleur, l’anxiété ? Aujourd’hui, aucune étude ne le prouve. Le CBD est-il addictif ? Le fait qu’il soit psychoactif ne signifie pas automatiquement qu’il soit addictif. Là non plus, pour l’instant, rien n’est démontré dans la littérature scientifique.

En décembre 2017, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a même estimé que le cannabidiol ne semblait pas « présenter de potentiel d’abus, ni être nocif pour la santé ».

OMS

EFFETS SECONDAIRES

Malgré cela, il convient de rester prudent. Surtout si l’on prend certains médicaments avec lesquels des interactions sont possibles. Parmi les effets indésirables documentés : la somnolence, une baisse de l’appétit ou encore des troubles digestifs. Le CBD est, par ailleurs, déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, par principe de précaution.

ATTENTION AUX FAUSSES ALLÉGATIONS


Les produits à base de cannabidiol ne sont pas reconnus comme étant des médicaments. Ils ne peuvent donc, en aucun cas, faire l’objet d’allégations thérapeutiques. « Laisser entendre le contraire est passible de poursuites pénales », met en garde la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).

La gendarmerie effectue des contrôles aléatoires dans les boutiques. Le but : vérifier que les taux de la molécule psychotrope (THC) soient bien inférieurs à 0,2 % dans les produits, comme le prévoit la législation.

UN MARCHÉ DE DEUX MILLIARDS D’EUROS

En France, le marché du CBD est estimé à deux milliards d’euros (chiffres de l’Union des professionnels du CBD).
Près de 1 500 boutiques vendraient des produits à base de cannabidiol. Certains bars proposent des cocktails alcoolisés au CBD, un marché encore non réglementé. Méfiance, donc ! Idem pour les boutiques en ligne où fleurissent des chocolats, du vin et même du fromage à raclette au CBD.

Article du 10 mai 2022

Le moustique-tigre sévit presque partout en France

Alerte au moustique tigre. En ce début du mois de mai, la petite bête qui pique, reconnaissable à ses rayures noires et blanches, prolifère dans la majorité des départements français. Et, les températures élevées annoncées ces prochains jours devraient accélérer le phénomène.

Car, la hausse des températures favorise le développement des larves qui ont d’abord besoin d’humidité, mais surtout de chaleur. Comment se protéger du moustique tigre ou Aedes albopictus, apparut en France en 2004 ?

Se protéger

Selon le site Vigilance moustiques, le moustique tigre sévit dans 67 départements français.

Comment se protéger ?

  • porter des vêtements amples et couvrants,
  • supprimer tous les points d’eau stagnante où prolifèrent les larves, il adore pondre ses œufs dans les soucoupes de jardin ou autres réserves d’eau stagnante
  • utiliser des produits répulsifs,
  • entretenir son jardin est primordial : élaguer les haies, débroussailler, réduire les sources d’humidité…

Si vous possédez une piscine :

  • évacuez régulièrement l’eau des bâches,
  • couvrez les réservoirs d’eau et les bassins avec un voile moustiquaire ou un simple tissu,
  • vérifiez le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées en nettoyant les gouttières et caniveaux…

En cas de symptômes comme de la fièvre, il faut impérativement consulter un médecin.

Participez à la surveillance

Si vous pensez avoir remarqué un moustique tigre dans votre région, vous pouvez signaler sa présence. Vous contribuerez à la surveillance de son implantation en le signalant sur le portail officiel des autorités sanitaires : signalement-moustique.anses.fr.
Ce site vous donne toutes les indications pour savoir si votre commune est déjà colonisée par le moustique Aedes albopictus.

Le moustique tigre est reconnaissable à ses rayures noires et blanches et à sa petite taille (moins d’un centimètre). Il est silencieux et diurne, c’est-à-dire qu’il pique plutôt le jour (principalement le matin et le soir).

La piqûre du moustique tigre ne transmet pas le Covid 

Le moustique tigre est le vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya et Zika. Pour transmettre ces virus, il doit néanmoins avoir piqué une personne infectée. Mais, il ne transmet pas le coronavirus ! Le moustique commun non plus d’ailleurs.

Marilyn Perioli  10mai 2022

        Article 11 avril 2022

Maladie de Parkinson : un trouble très invalidant

La maladie de Parkinson touche, en France, un adulte sur 250. Elle constitue la deuxième cause de handicap moteur après les AVC. La journée du 11 avril lui est consacrée. L’occasion de parler de ce trouble très invalidant pour changer le regard que nous portons sur les malades.

« La maladie de Parkinson est une compagne bien indésirable qui nous rend la vie difficile et douloureuse ». Les patients atteints de cette pathologie le disent, c’est une maladie qui contraint, qui empêche, qui ralentit.

Maladie mal connue

A l’occasion de la journée du 11 avril, l’association France Parkinson a publié un sondage. Il s’avère que les connaissances des Français sur la maladie de Parkinson sont souvent fausses.

Plus de huit répondants sur dix considèrent la maladie de Parkinson comme une maladie rare dans la population. Pourtant, il s’agit de la seconde maladie neurodégénérative. La plus importante au monde après Alzheimer.

C’est aussi la maladie qui connait la plus forte croissance au monde.

« Le nombre de patients dans le monde a plus que doublé entre 1990 et 2015, passant de 2,6 à 6,3 millions », précise France Parkinson.

La maladie de Parkinson, qu’est-ce que c’est ?

C’est une maladie neurodégénérative. Elle est caractérisée par la destruction d’un groupe spécifique de neurones : les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau. Ils sont impliqués dans le contrôle des mouvements.

Les symptômes sont :

  • des tremblements et des mouvements saccadés ;
  • la sensation que le corps se fige, se raidit ou se bloque ;
  • la perte de l’odorat ;
  • des troubles du sommeil ;
  • des difficultés à se déplacer, à écrire, une raideur musculaire et articulaire, des troubles du langage.

Souvent les Parkinsoniens ont le visage figé, la bouche entrouverte et le clignement des yeux réduit.

« La maladie ne se résume pas aux tremblements. ces symptômes ne touchent que près d’un tiers des personnes malades. »

France Parkinson

C’est une maladie d’évolution progressive qui peut toucher des personnes avant 58 ans, l’âge moyen d’apparition. Environ 25 000 nouveaux cas se déclarent chaque année. Et, « compte tenu du vieillissement de la population, l’incidence de la maladie progresse », note France Parkinson.

Des causes multifactorielles

Les causes sont multifactorielles : génétiques, environnementales. Une activité agricole importante, en particulier la viticulture, serait associée à une augmentation de l’incidence de la maladie de Parkinson. Même dans la population générale.

« Il est établi que les pesticides favorisent la neurodégénérescence. La maladie de Parkinson est inscrite au tableau des maladies professionnelles pour les agriculteurs en France », explique la professeure Christine Brefel-Courbon, neurologue et pharmacologue au CHU de Toulouse.

Cette maladie fut décrite pour la première fois par James Parkinson (1755-1824), médecin anglais, en 1817 sous le nom de « Paralysie agitante ».
C’est le docteur Charcot (1825-1893), médecin français à l’hôpital de la Salpêtrière, qui lui donna son nom définitif de « Maladie de Parkinson ». La date du 11 avril, anniversaire de la naissance de James Parkinson, est devenue, depuis 1997, la Journée mondiale du Parkinson.

Marilyne Perioli Viva Magazine 11 avril 2022

 

 

 

               Article 25 mars 2022

Les centres d’éthique clinique, vous connaissez ?

Quand envisager l’arrêt d’un traitement pour un malade en fin de vie ? Pourquoi pratiquer une stérilisation définitive sur une jeune personne ? Quotidiennement, des questions éthiques se posent aux soignants mais aussi aux patients. Pour les aider à prendre une décision médicale difficile et réfléchir à ce que soigner veut dire, des centres d’éthique clinique (CEC) existent dans les hôpitaux. Le docteur Nicolas Fourreur, directeur du centre d’éthique clinique de l’AP-HP, basé à l’hôpital Cochin, nous explique leur fonctionnement.

Le docteur Nicolas Fourreur. © DR                            

Qu’est-ce qu’un CEC ?

Docteur Nicolas Fourreur : Ces centres se sont développés depuis vingt ans au sein des hôpitaux pour tenter d’apporter une réponse aux différentes questions éthiques que se posent les soignants, les patients et les familles. Ils ont pour ambition de permettre aux uns et aux autres d’exprimer leurs positions et leurs dilemmes au plan éthique.

Ils répondent au cas par cas et en temps réel aux demandes qui leur sont faites. Dans l’équipe, des juristes, des sociologues, des philosophes, mais aussi des citoyens, examinent les dilemmes qui se présentent suivant une grille de lecture rigoureuse. Car ces questions complexes, auxquelles doivent répondre chaque jour de nombreuses équipes médicales, se situent aux confins de la médecine, du droit, de la philosophie et de la société toute entière. 

Quelle est l’origine de ces centres ?

Dr. N. F. : L’éthique clinique est née aux Etats-Unis dans les années 1970, sous l’impulsion du professeur Mark Siegler. Selon lui, « savoir débattre d’une question d’éthique clinique fait autant partie des règles de bonne médecine que savoir prescrire le bon médicament».

Le MacLean Center for Clinical Medical Ethics de Chicago était dirigé par le professeur Mark Siegler, fondateur de l’éthique clinique dans les années 1970.

En France, le concept a été importé par la cardiologue Véronique Fournier qui a créé le tout premier CEC à l’hôpital Cochin AP-HP à Paris, en 2002, quand la loi sur les droits des patients a été adoptée. Elle avait travaillé auprès de Bernard Kouchner pour donner naissance à cette loi.

Le but des CEC : écouter la voix des patients et faire entrer les sciences humaines à l’hôpital.

C’est elle qui a posé les bases et qui a dû convaincre de l’intérêt de la démarche. Car l’ouverture à d’autres disciplines a bousculé les habitudes. Après vingt ans d’existence, j’ai pu prendre sa suite dans un contexte plus serein.

Concrètement, comment fonctionnent les CEC ?

Dr. N. F. : Plusieurs consultations existent en France sous diverses formes, presque toujours dirigées par des médecins. Le plus souvent, la consultation d’éthique est saisie par l’équipe médicale. Mais ce peut être aussi le patient lui-même, ou sa famille. 

La question posée ou le cas présenté est examiné par un groupe pluridisciplinaire. Quel que soit le modèle, cette pluridisciplinarité est essentielle. Chacun livre son opinion, basée sur les principes d’éthique qui sont : la bienfaisance (améliorer la santé du patient), la non-malfaisance (au minimum, ne pas lui nuire – « Primum, non nocere »disait Hippocrate), la justice (égal accès aux soins et juste répartition des ressources de santé, mais aussi la loi ou les règles de bonnes pratiques, etc.) et enfin le respect de l’autonomie du patient. Puis, une décision aussi collégiale que possible est prise. 


Environ 50 saisines sont réalisées en moyenne chaque année, dont
60 % provenant de professionnels de santé et 40 % de patients ou de proches.
Les saisines émanent de l’AP-HP, mais aussi des structures sanitaires ou des Ehpad franciliens en dehors de l’AP-HP ou depuis la province. Les patients concernés sont en établissements hospitaliers ou équivalents, dans le secteur médico-social (principalement en Ehpad), et parfois à domicile.

Le Covid a-t-il changé la donne ?

Dr. N. F. : Aujourd’hui, plusieurs consultations d’éthique clinique existent. Durant l’épidémie de Covid, plusieurs hôpitaux ont créé des cellules éthiques afin d’établir des « critères de soins et d’admission ». Car pendant cette période, de nombreuses questions éthiques, notamment en Ehpad, ont émergé en urgence. La menace du « tri » des patients est rapidement apparue dans les esprits. Mais l’hôpital a rarement aussi bien fonctionné sur un objectif commun de lutte contre l’épidémie.

Dès le 13 mars, le centre d’éthique clinique de l’AP-HP s’est organisé en « cellule éthique de soutien ». Une permanence téléphonique 24 heures sur 24 s’est ouverte. Les demandes ont été à la fois plus nombreuses, mais différentes de celles reçues habituellement. Nous avons été sollicités davantage pour des questions que nous qualifions d’organisationnelles, comme : 
• Comment rester éthique dans nos décisions si nous sommes obligés, par manque de moyens, de choisir de traiter un patient plutôt qu’un autre ?
• Pour les personnes âgées en Ehpad : pourquoi un isolement pour des publics qui ne comprennent pas l’intérêt du confinement ? Faut-il interdire les visites ?

Autant de questions auxquelles il nous appartient de réfléchir aussi dans le cadre de notre métier.

A lire : l’aide-mémoire de Véronique Fournier et Nicolas Foureur, paru aux éditions Dunod, qui présente dix cas d’éthique clinique et dix chapitres méthodologiques pour accompagner les soignants dans leur pratique au quotidien. Les repères proposés sont également utiles aux étudiants des filières médicales et paramédicales, ainsi qu’aux professionnels, soignants ou non, travaillant dans une structure d’éthique clinique hospitalière.

Marilyn PERIOLI -  Viva magazine.fr - 25mars 2022

« Il faut arrêter la psychose autour des comprimés d’iode », pour Pierre Béguerie de l’Ordre national des pharmaciens

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les comprimés d’iode font l’objet d’un emballement médiatique, voire d’une véritable psychose. Or, il est inutile de chercher à se procurer ces pastilles, qui permettent de protéger la thyroïde en cas de contamination radioactive. Car seules les autorités compétentes peuvent ordonner la prise de ce médicament. Pierre Béguerie, président du conseil central de l’Ordre des pharmaciens détaille le protocole en vigueur.

A quoi servent les comprimés d’iode ?

Pierre Béguerie : En cas d’accident nucléaire, l’iode radioactif diffusé peut se fixer sur la thyroïde. Ce qui augmente le risque de cancer. La prise de comprimés d’iode dit « stable » permet de saturer la glande thyroïdienne. Et de limiter ainsi l’absorption d’iode radioactif par la thyroïde, et le risque de maladie cancéreuse associé.

Accident nucléaire, bombe atomique: quel est l’intérêt de la prise d’iode? On vous explique.
👉 https://t.co/XrDOaJTA0w pic.twitter.com/BxTzM5PmXo

— Marianne (@MarianneleMag) March 7, 2022

L’emballement médiatique autour de ce médicament a-t-il eut des répercussions en pharmacie ?

P. B. : En effet, nous constatons une recrudescence des demandes de comprimés d’iode. Or, il faut arrêter cette psychose. Tout d’abord parce qu’aucun pharmacien en France ne dispose actuellement de ce médicament. Sa distribution et sa prise ne peuvent être décidées que par les autorités compétentes. Et il inutile, voire dangereux, d’en prendre de façon préventive. En effet, pour être efficaces, ces pastilles doivent être ingérées dans les 6 à 12 heures suivant l’exposition radioactive. 

Dans quels cas ces pastilles peuvent-elles être distribuées ?

P. B. : Les Français résidant près d’une centrale nucléaire, dans un rayon de 20 kilomètres, disposent de comprimés d’iode distribués de manière préventive dans le cadre de campagnes nationales. En cas d’accident nucléaire, le plan ORSEC (Organisation de la réponse de sécurité civile) Iode prévoit une distribution d’urgence aux populations concernées. L’État possède aujourd’hui les stocks nécessaires pour approvisionner tous les Français.

Est-t-il utile d’envoyer des comprimés d’iode aux Ukrainiens ?

P. B. : De manière générale, un particulier ne doit pas envoyer de médicaments aux populations en difficultés. Il en va de même pour les comprimés d’iode. Il est plutôt recommandé de soutenir financièrement les associations humanitaires compétentes sur le sujet et habituées aux approvisionnements pharmaceutiques comme Médecins sans frontières, Médecins du monde, Action contre la faim, La Croix Rouge française, Première urgence internationale…  

La Fédération des mutuelles de France @MutuellesdeFr appelle à un accueil digne des réfugiés ukrainiens et rappelle qu’un réfugié est un réfugié, qu’il vienne d’Ukraine, de Syrie, d’Afghanistan ou d’ailleurs. https://t.co/Zf6TdrXS5F

— Viva magazine (@vivalemagazine) March 4, 2022

Le gouvernement français envoie des pastilles d’iode à l’Ukraine

Dimanche 6 mars 2022, au neuvième jour de la guerre en Ukraine, le ministre des Affaires étrangères est interviewé sur France 2. Lorsqu’on lui demande si la France a fait parvenir des comprimés d’iode à l’Ukraine, Jean-Yves Le Drian confirme. « Nous avons envoyé différents produits médicaux », précise-t-il. Sur BFM TV, l’ambassadeur de France en Ukraine, Etienne de Poncins a expliqué que le gouvernement allait en effet fournir « 2,5 millions de doses d’iode » à la population ukrainienne. 

Capucine Bordet . 9 mars 2022 vivamagazine.fr

L’appel à la solidarité populaire, citoyenne et universelle.

Le Secours Populaire Français (SPF), fidèle à ses valeurs, celles de la déclaration universelle des droits de l’homme, soutient sur le plan matériel, sanitaire, moral et juridique les personnes et leurs familles victimes de l’arbitraire, de l’injustice sociale, des calamités naturelles, de la misère, de la faim, du sous-développement, des conflits armés.

Les populations civiles sont et seront les premières victimes de la guerre. Des personnes et familles, dont des personnes âgées, des enfants, fuient en Ukraine la peur et les bombes pour se retrouver hébergées par des proches, dans des abris de fortune ou hors de leur pays.

D’autres populations en Europe et au-delà vont subir les conséquences de ce conflit et vivre ou survivre difficilement. Les sentiments de haine engendrées nourrissent le rejet de l’autre et la xénophobie, que ce soit en Ukraine, en Russie, en Europe comme sur la planète.

Depuis de nombreuses années, le SPF, avec son mouvement d’enfants Copain du Monde, prend sa part dans sa démarche porteuse d’une culture de la Paix en agissant en France et main dans la main avec des acteurs locaux du SPF dans plus de 80 pays.

 

Nous appelons à ce que la solidarité populaire, citoyenne et universelle s’exprime et trouve un large écho auprès de toutes celles et tous ceux qui veulent agir.

Être solidaire des populations civiles et des enfants en particulier est et sera un message porteur du sens que l’on donne à l’humanité et pour que tous les enfants et les jeunes puissent garder espoir dans leur avenir.

L’Humanité du 4 mars 2022

Semaine du glaucome : l’occasion d’un dépistage

Un million de Français souffrent de glaucome. Mais la moitié l’ignorent car c’est une maladie silencieuse et non douloureuse. La Semaine du glaucome qui a lieu du 6 au 12 mars, est l’occasion d’un dépistage et d’une information, auprès d’un large public.

N’hésitez pas à vous faire dépister contre le glaucome durant la semaine qui a lieu du 6 au 12 mars. Car, cette maladie des yeux peut rendre aveugle si on s’en rend compte trop tard.

Le glaucome, c’est quoi ?

Le glaucome est une pathologie de l’œil très répandue et qui augmente avec l’âge. Il est dû à une élévation anormale de la pression intraoculaire, conduisant progressivement et sans douleur à une perte irréversible de la vision, si elle n’est pas dépistée et traitée. C’est une maladie oculaire grave et fréquente.

Dans le monde, plus de 70 millions de personnes sont atteintes de glaucome, et plus de 5 millions sont atteintes de cécité du fait de leur glaucome. Le glaucome touche plus d’un million de Français.

Certains symptômes peuvent faire supposer qu’une personne est atteinte d’un glaucome déjà avancé. Parmi ceux-ci, on retrouve le fait d’avoir des douleurs au niveau des yeux, mais ce n’est pas tout ! Une baisse de la vision et notamment sur les côtés est souvent signe de glaucome.

A partir de 40 ans, une visite chez l’ophtalmologiste s’impose

Le glaucome doit être rapidement dépisté et traité. C’est pour cette raison que les ophtalmologistes militent pour une visite à 40 ans, puis tous les trois ans si l’on a pas de facteurs de risque (glaucome dans sa famille, myopie, maladies chroniques…). A partir de 50 ans, ce sera tous les deux ans et chaque année au-delà de 60 ans.

C’est une maladie silencieuse qui ne fait pas souffrir et qui avance insidieusement. « Le dépistage est fondamental, explique le Dr Philippe Denis, chef de service d’ophtalmologie de l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon (Rhône), et membre de la Société française du glaucome. Avec un diagnostic précoce, on peut donner un traitement efficace et éviter la cécité. »

Gros plan sur un oeil

Semaine de dépistage du glaucome 123RF©

Un dépistage indolore

Il n’existe pas de dépistage organisé comme pour le cancer du sein ou du côlon. Pourtant c’est un enjeu fondamental. Seulement 600 000 personnes sont dépistées et traitées et ce serait plus de 500 000 qui présenteraient la maladie sans le savoir.

Le dépistage se fait en cabinet d’ophtalmologie, il est rapide, indolore et sans risque. On mesure la pression intraoculaire, augmentée en cas de glaucome. Le professionnel regarde le nerf optique à l’aide d’un examen du fond de l’œil. Il met une lentille devant l’œil et regarde directement sans dilater la pupille. Cela n’empêche pas les patients de conduire ou rentrer chez eux après la consultation. Éventuellement, on fait une photo du nerf optique ou un examen du champ visuel. On montre des points lumineux aux patients et on leur demande s’ils les voient ou pas.

Sécheresse oculaire

Fait souvent méconnu, les personnes souffrant d’un glaucome et suivant un traitement qui rendent les yeux rouges, irrités et secs peuvent être atteints de sécheresse oculaire. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à en parler à l’ophtalmologue qui donnera un traitement adapté. La sécheresse oculaire est également une pathologie de l’œil très répandue et qui augmente avec l’âge.

Source : www.associationfranceglaucome.fr

Marilyn PERIOLI 4 MARS 2022  www.vivamagazine.fr

Don du sang : les réserves françaises sont au plus bas

L’Établissement public en charge du don du sang a publié un « bulletin d’urgence vitale » pour alerter sur le caractère critique de la situation. Le seuil de sécurité des réserves a été franchi. Plus que jamais, il est important de donner son sang.

« Le niveau des réserves de sang est aujourd’hui en-dessous du seuil de sécurité. » L’Établissement français du sang (EFS) sonne l’alarme. En effet, les stocks ont été fortement mis à contribution au cours des deux ans de pandémie. Et de ce fait, la situation est aujourd’hui critique. « Pour la première fois de notre histoire, nous publions un bulletin d’urgence vitale ». L’établissement public précise qu’il y a actuellement 70 000 poches de globules rouges disponibles. Or il en faudrait au minimum 100 000.

Chiffres clés de l'Etablissement français du sang

Chiffres clés de l’Etablissement français du sang

10 000 dons du sang nécessaires chaque jour

Donner son sang contribue directement à soigner des patients et à sauver des vies, insiste l’ESF. « 10 000 dons sont nécessaires chaque jour. Une grande majorité des patients trouve dans les transfusions sanguines la seule alternative pour être soigné ».

Par ailleurs, bon nombre de donneurs ont dû ajourner leurs dons en raison des confinements et des isolements liés aux fortes contaminations du variant Omicron. En cas d’infection, les personnes testées positives doivent attendre 14 jours après la disparition des symptômes pour donner leur sang. 

[📰BULLETIN D’URGENCE VITALE 🩸] Le niveau des réserves de sang de la France est aujourd’hui en dessous du seuil de sécurité – Appel à la mobilisation urgente ! https://t.co/px2Mfvswsx pic.twitter.com/WhYctssiWT

— Établissement français du sang (@EFS_Sante) February 8, 2022

7 à 10 minutes de prélèvement

Toute personne âgée de 18 à 70 ans peut être donneur. Parmi les conditions requises, il est nécessaire de peser au minimum 50 kilos. Et de se sentir en forme. Un questionnaire d’évaluation est d’ailleurs disponible en ligne sur le site de l’EFS. Et le jour du don, il faudra compter environ une heure sur place, dont 7 à 10 minutes de prélèvement.

Capucine Bordet 11 Février 2022 www.viva magazine.fr

Audition : le dépistage reste la clé de l’efficacité des prises en charge

Pour bénéficier des solutions existantes et limiter les conséquences des troubles auditifs, le dépistage est essentiel à tous les âges de la vie. La 19e édition de la Semaine du Son de l’UNESCO organisée jusqu’à la fin du mois de janvier est l’occasion de dresser un état des lieux de la prévention auditive en France. Président de la Société mondiale d’ORL, le Professeur Bernard Fraysse détaille les actions préventives aujourd’hui mises en place et les besoins d’amélioration.  

Une personne sur quatre souffrira de problèmes d’audition d’ici à 2050 selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En France, quelles actions de prévention sont mises en place pour prévenir les troubles auditifs ?

Bernard Fraysse : L’une des avancées majeures de ces dernières années est le dépistage systématique des nouveau-nés, mis en place en 2014. 98 % des maternités françaises pratiquent aujourd’hui cette action de prévention. Auparavant, les troubles de l’audition étaient détectés bien plus tard. Au moment de l’arrivée du langage. Or, une prise en charge tardive multiplie les risques de retard au développement. Après ce dépistage de l’audition à la naissance, des missions de prévention sont ensuite menées auprès des adolescents. Pour les informer des risques liés au bruit, en fonction de l’intensité et de la durée d’exposition. Des actions préventives ont lieu dans les établissements scolaires et des bouchons de protection sont également distribués pendant les concerts… il y a de ce fait une véritable prise de conscience chez les jeunes. Concernant l’audition des enfants, il est toutefois important de rester attentif aux otites chroniques. 

Pourquoi est-il recommandé de surveiller les otites à répétition ?

B. F. : Les risques d’inflammation sont extrêmement fréquents lors d’une otite, de l’ordre de 30 % pour les enfants. Or ces infections séreuses peuvent avoir de lourdes conséquences sur l’audition et entraîner des troubles du langage. Avec un audiogramme, prescrit par un médecin, il est possible de surveiller les capacités auditives de l’enfant. En cas de problème, la pose d’un drain transtympanique également appelé « yoyo », permet au pus et aux fluides de s’écouler plus facilement. Mais encore faut-il réaliser ce bilan auditif le plus tôt possible.

Pour les adultes, la prévention des pertes auditives est-elle suffisamment développée ?

B. F. : Dans le cadre professionnel, la réglementation impose aux entreprises ayant un environnement sonore important de surveiller l’audition de ses employés. Les salariés doivent ainsi réaliser des audiogrammes de façon régulière. L’un des points d’attention essentiels de la prévention auditive reste le dépistage chez les sujets âgés. Nous savons aujourd’hui qu’il existe un lien direct entre les troubles de l’audition et le déclin cognitif. Dans le cadre d’une surdité légère, le risque de développer une démence sera d’un cas sur 9. Cette éventualité devient cinq fois plus élevée lorsque la surdité est importante. Même s’il est communément acquis de moins bien entendre lorsque l’on prend de l’âge, cette presbyacousie doit impérativement faire l’objet d’un dépistage. En effet, détectée le plus tôt possible, elle pourra être prise en charge de façon adaptée. Et prévenir ainsi l’éventualité de développer des troubles cognitifs.

Nous savons aujourd’hui qu’il existe un lien direct entre les troubles de l’audition et le déclin cognitif.

Professeur Bernard Fraysse, président de la Société mondiale d’ORL

A partir de quel âge faut-il commencer à surveiller son audition ?

B. F. : Pour la presbyacousie, il est recommandé de commencer ces dépistages auditifs entre 40 et 50 ans. De nombreuses applications gratuites existent pour se tester, comme Höra, qui a été lancée par la Fondation pour l’audition. Par ailleurs, les pouvoirs publics ont annoncé la généralisation d’un rendez-vous de prévention au moment du départ à la retraite. Les actions préventives tendent à se multiplier, notamment par le biais des outils numériques et des applications permettant de s’autoévaluer ou de surveiller son exposition au bruit. L’enjeu aujourd’hui est de sensibiliser la population et de généraliser ce dépistage systématique. De nombreuses solutions existent pour limiter et soigner les problèmes auditifs : prothèses, opérations chirurgicales, prises en charge médicamenteuse… L’essentiel reste l’identification précoce de ces troubles pour bénéficier d’une prise en charge efficace. Pour cela, l’information préventive a besoin d’être diffusée le plus largement possible.

 

 

Les sons compressés asphyxient l’oreille

La 19e édition de la Semaine du Son de l’UNESCO se tient jusqu’à la fin du mois de janvier dans toute la France. Des débats et des forums sont organisés pour évoquer le son dans toutes ses dimensions, environnementales, sociétales et médicales…. A cette occasion, les résultats de la première étude expérimentale sur les sons compressés ont été dévoilés. 

De la radio à la télévision, en passant par les plateformes de streaming, les discothèques et les jouets musicaux, les sons compressés sont utilisés absolument partout. La compression est une technique de mixage qui vient « tasser » le son pour réduire les écarts entre les niveaux faibles et les niveaux forts. « Ce procédé engendre un niveau sonore plus élevé et ne ménage aucune plage de silence. C’est un son qui ne respire plus », explique Christian Hugonnet Ingénieur acousticien et président fondateur de la Semaine du Son.

Les récentes expériences menées sur la compression du son ont été réalisées sur 90 cochons d’inde. Les cobayes ayant la particularité d’avoir une ouïe similaire à celle de l’homme. Pendant 4 heures, ils ont été exposés à de la musique compressée. Un disque de la chanteuse Adèle passé en boucle. Il en résulte que « l’exposition répétée à la musique compressée est potentiellement dangereuse pour la sensibilité auditive (…) et pour l’audition ».

Le procédé de compression du son consiste à «tasser» électroniquement tous les niveaux faibles en direction des niveaux forts ©  lasemaineduson.org

Le procédé de compression du son consiste à «tasser» électroniquement tous les niveaux faibles en direction des niveaux forts © lasemaineduson.org

Capucine Bordet - 20 Janvier 2022 - Vivamagazine.fr

Covid-19 : le vaccin Novavax arrive en France

Un nouveau vaccin contre le Covid-19, Novavax, arrive en France. Le cinquième validé en Europe. Il est depuis le 14 janvier, recommandé par la Haute Autorité de santé (HAS).

Ce sérum anti-covid est le premier à protéine recombinante, technique utilisée depuis de nombreuses années partout dans le monde, comme celui contre l’hépatite B et la coqueluche.

Novavax concerne les primo-injections. Il sera disponible dès la fin février, pour les adultes, selon un schéma à deux doses espacées de trois semaines. Les rappels ne sont pas concernés. Ni les femmes enceintes, pour l’instant.

#COVID19 | Retrouvez les derniers travaux de la HAS sur la vaccination dans un dossier Covid-19 actualisé ➡ place des vaccins Nuvaxovid® de #Novavax et Covid-19 de #Janssen dans la stratégie vaccinale

— Haute Autorité de santé (@HAS_sante) January 15, 2022

Vaccin à protéines recombinantes

Et, voilà que les vaccins à protéines recombinantes refont surface. Le nouveau Novavax, (Nuvaxorid) sera disponible en France contre le Covid-19 et ce n’est pas un vaccin à ARN. Cette « technologie a fait la preuve de son efficacité et de sa sécurité dans la production d’anciens vaccins », selon la HAS, pourrait convaincre ceux qui refusent les vaccins à ARNm.

Nuvaxovid est administré en deux doses par voie intramusculaire espacées de 3 semaines. Il n’a pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour un rappel même s’il est « probable » pour la HAS que « l’obtention d’une protection durable nécessite l’administration d’une dose de rappel à distance de la primovaccination ». Nuvaxovid se présente sous forme d’un flacon de 10 doses prêt à l’emploi. Il peut être conservé 9 mois au réfrigérateur entre + 2 °C et + 8 °C.

Vaccin efficace ?

Nuvaxovid présente une « très bonne efficacité contre les formes symptomatiques de Covid-19 (près de 90 %), et en particulier contre les formes sévères avec près de 100 % d’efficacité (à partir de 7 jours après la deuxième injection, NdlR) », remarque la HAS. Mais, son efficacité à long terme contre les variants Delta et Omicron « qui ont émergé après la fin du suivi des essais cliniques, reste à confirmer », souligne l’autorité sanitaire.

Les effets indésirables les plus fréquents sont généralement de gravité légère à modérée et de courte durée, plus fréquemment après la deuxième injection et chez les moins de 65 ans : sensibilité (69%) et douleur (58%) au site d’injection, fatigue (47%), maux de tête (43%) et malaises (37%). Les données cliniques disponibles à ce jour sur l’innocuité du vaccin chez les femmes enceintes restant « très limitées », la HAS recommande plutôt les vaccins à ARNm chez les femmes enceintes.

Marilyn PERIOLI  22 janvier 2022

Dry January : et si on essayait ?

Où en êtes-vous dans votre consommation d’alcool ? Pour faire le point, le Mois sans alcool vous aide dans votre démarche.

En cette période hivernale, après les fêtes et alors que cette crise sanitaire dure encore, pas facile de s’imposer une contrainte de plus. Le Mois sans alcool ou Dry January, lancé en Grande-Bretagne en 2013, et qui a eu lieu pour la première fois en France en janvier 2020, propose plutôt de faire une pause dans sa consommation, ce qui ne veut pas dire « zéro alcool » tout le mois. Le Dry January est un moyen de s’auto-évaluer, de se rendre compte de sa consommation d’alcool, « sans regard moralisateur », expliquent les associations organisatrices.

Le défi

Pour aider les volontaires à relever le défi, il leur est recommandé de tenir un journal de bord où noter ses difficultés, son ressenti et les bienfaits éprouvés. « On perçoit, très nettement, un mieux-être dès l’arrêt de la consommation. Les volontaires disent avoir un meilleur sommeil, remarquent une perte de poids, une meilleure concentration, une tension artérielle plus basse », explique Bernard Basset, vice-président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa).

Rappelons que l’alcool a été responsable de 41 000 décès en France en 2018. Il reste la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac, avec 7 % du nombre total de décès de personnes âgées de plus de 15 ans.

Chaque année, l’alcool est  à l’origine de près de 7 000 cancers de la sphère Orl, d’environ 7 000 cancers colorectaux et de plus de 4 000 cancers du foie.

Rappel : on peut consommer au maximum deux verres par jour et pas tous les jours, pour un maximum de dix par semaine. Pour les femmes enceintes, c’est zéro alcool pendant la grossesse.

 Don d’organes : encore beaucoup d’idées reçues

La Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, célébrée comme chaque année le 22 juin, est l’occasion de faire le tour des questions et des idées reçues sur cet acte si particulier.

L’Agence de la biomédecine, qui organise cet événement, souhaite clarifier des idées reçues sur le don d’organes : que dit la loi, quelle place pour la famille ? On fait le point.

La loi française

Depuis 1976, la loi française prévoit que nous sommes tous des donneurs d’organes potentiels à notre mort, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner. Pour savoir si un tel refus a été exprimé par le défunt, l’équipe médicale commence vérifier si celui-ci est inscrit sur le registre national des refus. Si le défunt n’y est pas inscrit, l’équipe médicale interroge sa famille pour savoir si leur proche avait exprimé, de son vivant, son opposition par écrit ou de manière orale. D’ailleurs, depuis 2018, l’Agence de la biomédecine a choisi de ne plus diffuser la carte de donneur d’organes qui pouvait induire en erreur sur cette loi. Pourtant, près de 18% des Français pensent qu’elle est encore nécessaire.

D’autres questions délicates

  • Comment assure-t-on le respect du corps et la restitution à la famille ? « Le prélèvement des organes et des tissus est un acte chirurgical effectué avec le même soin que pour une personne en vie. Les incisions sont refermées et recouvertes par des pansements et si besoin, des prothèses artificielles sont mises pour que l’aspect du corps ne change pas », précise l’Agence de biomédecine. Une fois l’opération effectuée, le corps est habillé et rendu à la famille, qui peut réaliser les obsèques qu’elle souhaite. Les frais liés à la restauration du corps sont pris en charge par l’établissement qui s’est occupé du prélèvement.

En revanche, les soins relatifs aux funérailles et à la conservation du corps restent à la charge de la famille.

  • Une personne âgée peut-elle donner ses organes, à sa mort ? Un donneur de 96 ans a donné son foie, à sa mort, en 2019. Exceptionnel ? « Pas tellement, répond l’Agence de biomédecine, 18 donneurs de rein avaient plus de 90 ans entre 2011 et 2020. En effet, il n’y a pas de contre-indication au don liée à l’âge. C’est surtout l’état des organes qui compte, et il dépend beaucoup des conditions dans lesquelles la personne est décédée et de son hygiène de vie.

Les donneurs prélevés âgés de plus de 65 ans représentaient 40% des donneurs en 2020.

Agence de la biomédecine

  • Le don de tissu permet-il aussi de sauver des vies ? Une personne décédée peut également donner des tissus : les cornées (fines membranes situées à la surface des yeux), ou encore des os, des artères, des veines, de la peau, des valves cardiaques, des tendons… Ces greffes de tissus permettent par exemple de sauver la vie des grands brûlés (greffe de peau), de redonner la vue aux personnes malvoyantes (greffe de cornée), de reconstruire une anatomie permettant au patient de marcher à nouveau (greffe d’os), de remplacer une prothèse d’aorte infectée (greffe d’artère). Le don de tissus est tout aussi important que le don d’organes.

Marilyn PERIOLI 22 juin 2021  site: vivamagazine.fr

Film sur la SCIC Richerand

Ce sont des acteurs majeurs du système de soins en France.

Les centres de santé sont gérés par des organismes à but non lucratif : municipalités, associations, mutuelles… Leur vocation ? Permettre aux patients d’accéder à des soins de qualité sans dépassement d’honoraires. Parmi les 1600 disséminés sur tout le territoire, il en est unique en son genre : le centre de santé Richerand situé sur les bords du canal Saint-Martin à Paris. Le seul à avoir adopté une gestion coopérative.

Patients et personnels soignants y assurent ensemble la gouvernance. L’objectif ? Proposer une offre de soins globale qui réponde au plus près aux besoins des bénéficiaires. Un nouveau modèle qui ne demande qu’à être dupliqué.

Ce tournage a été réalisé, dans le cadre de la formation Journaliste Reporter d'Images - Plurimédia (https://www.emi.coop/journaliste-video/) de l'Ecole des métiers de l'information, dans le cadre du Festival Onde de Coop qui se déroule les 18 et 19 juin 2021 à Pantin en Seine-Saint-Denis (https://ondedecoop.fr/). Images : Liza Zewuster et Elodie Chermann Montage : Liza Zewuster et Elodie Chermann

Covid-19 : de nouveaux traitements pour les patients à haut risque.

Tous les espoirs sont permis du côté des traitements anti-Covid, surtout pour les patients hospitalisés à haut risque de développer une forme grave. Une autorisation de mise sur le marché (AMM) vient d’être délivrée pour certains de ces médicaments. Pour les autres, il faudra attendre fin 2021-début 2022.

Ceux qui sont désormais autorisés sont les anticorps monoclonaux Ronapreve, Regeneron et l’association bamlanivimab/etesevimab. Un vent d’optimisme, près de deux ans après le début de la pandémie et les balbutiements du début pour soulager les malades hospitalisés. Car, jusqu’à aujourd’hui, l’oxygénothérapie et la dexaméthasone (cortisone) sont les seuls traitements à avoir démontré une efficacité pour agir sur les fameux orages cytokiniques déclenchés par l’organisme chez les personnes placées sous assistance respiratoire.

Réduire le risque d’hospitalisation

Les premiers essais ont démontré que ces antiviraux ciblant la protéine Spike réduisait de manière significative le risque d’hospitalisation et de décès quand ils sont administrés au tout début de l’infection, au moment où la charge virale est la plus élevée. Autre espoir dans les prochains mois : une nouvelle génération d’anticorps monoclonaux qui pourront être administrés sous une autre forme, pour aider au confort du malade.

Des traitements pour les patients ne répondant pas à la vaccination sont également à l’étude.

Et, aussi

La recherche avance tous azimuts. Des traitements ne ciblant pas uniquement la protéine Spike du virus mais des enzymes, comme les protéases ou l’ARN polymérase, pour les empêcher de se multiplier une fois le cellules humaines infectées ont donné de bons résultats.

La piste des immunomodulateurs pourrait aussi donner de bons résultats pour les patients atteints de formes sévères de la maladie.

 

que de drisévelopper une forme grave. Une autorisation de mise sur le marché (AMM) vient d’être délivrée pour certains de ces médicaments. Pour les autres, il faudra attendre fin 2021-début 2022.

Ceux qui sont désormais autorisés sont les anticorps monoclonaux Ronapreve, Regeneron et l’association bamlanivimab/etesevimab. Un vent d’optimisme, près de deux ans après le début de la pandémie et les balbutiements du début pour soulager les malades hospitalisés. Car, jusqu’à aujourd’hui, l’oxygénothérapie et la dexaméthasone (cortisone) sont les seuls traitements à avoir démontré une efficacité pour agir sur les fameux orages cytokiniques déclenchés par l’organisme chez les personnes placées sous assistance respiratoire.

Réduire le risque d’hospitalisation

Les premiers essais ont démontré que ces antiviraux ciblant la protéine Spike réduisait de manière significative le risque d’hospitalisation et de décès quand ils sont administrés au tout début de l’infection, au moment où la charge virale est la plus élevée. Autre espoir dans les prochains mois : une nouvelle génération d’anticorps monoclonaux qui pourront être administrés sous une autre forme, pour aider au confort du malade.

Des traitements pour les patients ne répondant pas à la vaccination sont également à l’étude.

Et, aussi

La recherche avance tous azimuts. Des traitements ne ciblant pas uniquement la protéine Spike du virus mais des enzymes, comme les protéases ou l’ARN polymérase, pour les empêcher de se multiplier une fois le cellules humaines infectées ont donné de bons résultats.

La piste des immunomodulateurs pourrait aussi donner de bons résultats pour les patients atteints de formes sévères de la maladie

Assises de la santé mentale :

Emmanuel Macron annonce le remboursement de séances chez le psychologue

A l’occasion des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie, qui se sont déroulées les 27 et 28 septembre, le président Macron a annoncé de nouvelles mesures dont le remboursement, par l’Assurance maladie, de séances chez le psychologue dès l’âge de 3 ans et à partir de 2022. On fait le point.

Le remboursement par l’Assurance maladie de séances chez le psychologue, annoncé par Emmanuel Macron, sera réalisé « dans le cadre d’un forfait de consultations qui pourra être renouvelé si la prescription médicale le propose », a-t-il précisé. Cette mesure était réclamée par les professionnels du secteur de la psychiatrie, déjà sinistré et éprouvé par la crise sanitaire.

Les mesures annoncées par le président:

  • Emmanuel Macron a annoncé ce mardi la création de plusieurs centaines de postes dans les centres médicaux psychologiques (CMP) pour réduire les délais d’attente. Ces CMP permettent de donner un accès facilité aux soins psychiatriques pour les enfants, les adolescents, comme pour les adultes. Car aujourd’hui, les délais d’attente pour un rendez-vous sont souvent de plusieurs mois.
  • Le président de la République a également promis le remboursement par l’Assurance maladie de séances chez le psychologue, à partir de 3 ans. Il s’agirait d’un forfait de plusieurs séances, remboursées sur prescription d’un médecin, et à renouveler si besoin. Le montant de la première consultation sera fixé à 40 euros, puis à 30 euros pour les autres.

Des expérimentations locales avaient déjà été menées dans quatre départements : les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, les Landes et le Morbihan.

Avec la crise Covid, des aménagements avaient déjà été faits, notamment à destination des plus jeunes, comme le chèque psy ou le forfait psy. Cette fois, cette mesure serait à destination de tous les Français.

la Cour des comptes avait plaidé pour une généralisation, dès que possible, de la prise en charge par l’assurance maladie des psychothérapies faites par des psychologues et prescrites par le médecin traitant.

Rapport de la Cour des comptes.

  • Emmanuel Macron a également fixé l’objectif d’une maison des adolescents par département et d’une augmentation sur trois ans des efforts sur les politiques de prévention et de développement des accueils familiaux thérapeutiques.
  • Autre mesure : le ministre de la Santé a annoncé, au début de ces assises, la création d’un nouveau numéro national de prévention du suicide, qui entrera en fonctionnement vendredi 1er octobre. « Gratuit, accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, depuis tout le territoire national, ce numéro permettra d’apporter une réponse immédiate aux personnes en détresse psychique et à risque suicidaire », a déclaré Olivier Véran. 

Au delà des mesures, les psychiatres souhaitent que ces assises contribuent à « changer le regard sur la santé mentale » et que le gouvernement soutienne ce secteur public « sinistré » en lançant un plan d’urgence.

La psychiatrie publique a été fragilisée ces dernières annéesDix ans que les rapports se succèdent avec le même constat : la psychiatrie est au bord de l’implosion.

Rachel Bocher, chef du service de psychiatrie du CHU de Nantes.

Pour preuve : la fermeture des lits ces dernières années et le sous-financement chronique qui empêchent d’absorber la hausse de 40 % des patients suivis en dix ans. 

Il est important de susciter des vocations auprès des étudiants en médecine. La pédopsychiatrie, par exemple, est en manque cruel de postes et la psychiatrie en général ne fait pas rêver.

Marilyn PERTOLI 28septembre 2021 www.vivamagazine

Vaccin anti-covid, un bien pour l’humanité

Le vaccin anti-Covid doit-il devenir un bien commun de l’humanité et les industriels renoncer à leur brevet pour garantir un accès à la santé pour tous ? Le débat est lancé.


Plus d’un an et demi après le début de la pandémie de Covid-19, le constat est sans appel : la campagne de vaccination a mis en évidence la dépendance financière et logistique des Etats face aux laboratoires pharmaceutiques privés, alors même que les industries du médicament profitent largement de l’argent public.

UN ENJEU MONDIAL

Pourtant, la vaccination est un acte de protection et de solidarité.
La découverte du vaccin représente une avancée majeure dans l’histoire de la recherche médicale et un défi à l’échelle internationale pour enrayer cette pandémie.

Il n’est pas imaginable d’avoir un traitement différent selon les peuples. Or, dans les pays les plus pauvres, neuf personnes sur dix pourraient ne pas être vaccinées cette année à cause du prix de vente trop élevé des sérums, mais aussi en raison du rythme trop lent de production des doses.

LEVÉE DES BREVETS

Pour ces raisons, plus de 155 personnalités du monde entier, et aussi des syndicats, associations, institutions, et notamment la Fédération des mutuelles de France (FMF), se sont mobilisés à travers l’initiative citoyenne européenne « Pas de profit sur la pandémie ». Leur objectif : obtenir de la commission européenne la levée des brevets sur les vaccins et en faire un bien pour l’humanité. En mai dernier, les Etats-Unis ont annoncé soutenir une levée temporaire des droits de propriété intellectuelle.

Cela permettrait une accélération de la production de doses de vaccins à travers le monde, y compris dans des pays comme l’Inde, dévastés par le Covid-19. L’Europe doit, à présent, se mobiliser. De leur côté, les laboratoires redoutent la création d’un précédent qui pourrait être évoqué lors de futures crises sanitaires. Les signataires de l’initiative demandent également la création d’un pôle public du médicament et des produits de santé, ainsi qu’une relocalisation de l’industrie pharmaceutique, afin de sortir la santé de toute logique lucrative.

PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Le brevet est une protection de la propriété intellectuelle. Pendant environ vingt ans, il donne à son détenteur un monopole sur l’exploitation de son invention.

APPEL

Pour signer l’initiative citoyenne « Pas de profit sur la pandémie » : noprofitonpandemic.eu

Marilyne PERIOLI www. vivamagazine

La bronchiolite, c’est (re)parti !

La bronchiolite, cette maladie virale qui touche surtout les nourrissons, est de retour en France. Quasiment absente durant l’hiver 2020, les scientifiques redoutent un manque d’immunité chez les bébés qui pourrait entraîner une forte circulation du virus.

Et, de ce fait, encombrer les services hospitaliers déjà durement éprouvés par l’épidémie de Covid-19. Comment protéger les nourrissons de cette maladie respiratoire, bénigne, présente en France en ce moment ?

« On retient un niveau de passages supérieur aux trois années antérieures pour la bronchiolite. »

Santé publique France

La bronchiolite, une maladie bénigne

La bronchiolite est une maladie virale respiratoire qui touche principalement les bébés de moins de 2 ans. Elle débute généralement par un simple rhume, souvent transmis par les proches du bébé, qui peut s’accompagner d’une légère fièvre.
Petit à petit, une toux sèche apparaît, puis survient une gêne respiratoire qui se traduit par une respiration rapide et sifflante. Malgré des symptômes souvent impressionnants, la bronchiolite est une maladie bénigne.
Cependant, les bébés de moins de 3 mois ou les nourrissons fragiles requièrent une surveillance attentive et dans de rares cas, surtout chez les plus jeunes, la bronchiolite impose l’hospitalisation.

La bronchiolite sévit sous forme d’épidémies en automne et en hiver. Chaque année en France, près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans sont atteints.

Quelle prévention ?

Des gestes simples peuvent éviter la propagation du virus de la bronchiolite

– Se laver les mains avec du savon avant de s’occuper du nourrisson. Le lavage des mains doit se faire plusieurs fois dans la journée et durer au moins 30 secondes pour être efficace. Ne pas oublier de laver les poignets en contact avec les revers de manches souvent souillés.

– Eviter les lieux publics et très fréquentés tels que le métro ou les centres commerciaux (risque de contact avec des personnes enrhumées).

– Ne pas échanger les biberons, sucettes ou couverts non nettoyés.

– Fuir les lieux enfumés qui irritent les voies aériennes de l’enfant.

– Aérer chaque jour la chambre du nourrisson en moyenne 15 minutes et la maintenir à une température de 19°C.

– Ne pas embrasser l’enfant lorsque l’on a un rhume et, si besoin, porter un masque chirurgical avant de s’occuper de bébé.

 Lorsque l’enfant est malade

– Nettoyer le nez du nourrisson avec du sérum physiologique.

– Bien hydrater l’enfant.

– En cas de gêne respiratoire et de difficultés à s’alimenter, consulter le médecin rapidement.

– Suivre à la lettre le traitement du médecin, y compris les séances de kinésithérapie qui permettent de désencombrer les bronches.

– Surélever le matelas de bébé pour l’aider à mieux respirer.

Dans la plupart des cas, la bronchiolite est soignée en cinq à dix jours, mais la toux peut persister pendant deux à trois semaines.

Quand recourir à l’hospitalisation ?

Devant tout signe de gravité (1 % des cas) : altération de l’état général, cyanose, épuisement respiratoire (battement des ailes du nez), refus d’alimentation ou déshydratation (perte de poids de plus de 5 %), présence de vomissements ou de fausses-routes.

En présence de certains critères : pathologie cardiaque, pulmonaire ou neuromusculaire, prématurité, nourrisson de moins de 6 semaines, contexte psychosocial difficile.

Marilyn PERIOLI 14 Octobre 2021www.vivamagazine

Jean-Paul Benoit : « Ce gouvernement porte une lourde responsabilité dans le surenchérissement de l’accès à la santé »

Pour Jean-Paul Benoit, président de la Fédération des mutuelles de France, le gouvernement actuel est responsable du surcoût de l’accès aux complémentaires santé. A la veille de l’assemblée générale de sa fédération, il explique pourquoi. Et il affirme la plus grande réserve sur la volonté du gouvernement d’aller vers une « grande Sécurité sociale »…

La santé est l’une des priorités des Français à quelques mois des élections présidentielles. Vous avez à ce sujets une liste de propositions à défendre…

 J.-P. B. « Il n’est pas étonnant que la question de la santé soit l’une des principales préoccupations des Français. La pandémie que nous vivons a mis en évidence les multiples difficultés que rencontrent nos concitoyens pour accéder aux soins dont ils ont besoin. L’insuffisance et la désorganisation de la médecine de premier recours, le sous-financement des hôpitaux, et les atteintes au caractère solidaire de notre protection sociale, ont pour conséquence la remise en cause de l’accès à des soins de qualité pour tous. »

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) vient d’être adopté par l’Assemblée nationale. Que faut-il en retenir ?

 J.-P. B. « Ce PLFSS n’est pas à la hauteur des enjeux. Il n’aborde pas sérieusement la question de la réorganisation de la médecine de ville, qui est une priorité majeure pour répondre aux besoins de santé. Il n’apporte pas non plus de réponse à l’insuffisance du financement de la Sécurité sociale, qui a été encore pénalisé par les décisions du gouvernement de faire supporter à l’Assurance maladie des dépenses injustifiées et de multiplier les exonération de cotisations sans même envisager de les compenser. Le résultat de ces graves inconséquences est le creusement de déficits historiques de la Sécurité sociale.

Et pendant ce temps notre système de soins, et en particulier l’hôpital, continue de s’enfoncer dans des difficultés majeures. Le Ségur de la santé est loin d’avoir résolu la sous-rémunérations des personnels hospitaliers. Il est insupportable que des milliers de lits continuent à être fermés pendant la pandémie.

"Tout se passe comme si nos dirigeants ne tiraient aucune leçon du coût  pharaonique de l’arrêt de l’activité économique dû en grande partie à l’insuffisance chronique du financement des hôpitaux. "                         

Depuis plusieurs semaines, le ministre de la Santé fait pression sur les mutuelles au sujet des possibles augmentations des cotisations. Que lui répondez-vous ?

 J.-P. B. « Pour dissimuler les carences de sa politique le ministre de la Santé cherche des boucs émissaires. La Mutualité avait prévenu que les soins annulés lors des confinements seraient inévitablement reportés, sans parler de l’aggravation de l’état de santé de beaucoup de patients du fait de ces retards. Nous savons aujourd’hui que c’est une réalité. Le rattrapage des soins auquel s’ajoute la taxe Covid de Messieurs Macron et Véran et le coût du Reste à charge (RAC) zéro imposé par les mêmes, aboutit à un surcoût considérable pour les complémentaires. Dès lors essayer de faire du chantage à l’augmentation des taxes pour retarder l’inévitable répercussions de cette politique de gribouille sur les cotisations mutualistes n’est qu’une démagogie préélectorale supplémentaire. Mais les mutuelles ont pour responsabilité de couvrir les besoins de santé dans la durée et elles ne peuvent donc pas se prêter à ce genre de manœuvre irresponsable. Ce gouvernement porte une très lourde responsabilité dans le surenchérissement de l’accès aux complémentaires santé, et donc à la santé, pour une partie considérable des assurés sociaux. »

Le Hcaam propose 4 sénarios pour l’avenir de la Sécurité sociale. Celui de la « grande sécu » semble tenir la vedette. Quelle est votre position à ce sujet ?

 J.-P. B. « Les Mutuelle de France sont, et ont toujours été, clairement pour une Sécurité sociale au plus haut niveau possible. Mais l’annonce de la volonté du gouvernement d’aller vers une « grande Sécurité sociale » n’est pas crédible. Qui peut croire sérieusement ce gouvernement qui réduit le financement de la Sécurité sociale par la multiplication des exonérations de cotisations, qui réduit les financements de l’hôpital, qui réduit les remboursements de l’Assurance maladie, et dont le ministre de l’Économie a annoncé qu’il fallait réduire les dépenses sociales « qui coûtent un pognon de dingue ! », pour reprendre les propos d’Emmanuel Macron ; qui peut croire que ce gouvernement a réellement l’intention d’améliorer le niveau de la Sécurité sociale. Ce n’est qu’un coup médiatique supplémentaire. 

Au sein de la Mutualité, nous avons des propositions concrètes pour améliorer la couverture santé de tous les assurés sociaux. Ça commence par la remise en cause des dépassements de tarifs et d’honoraires, il n’y a pas de bon remboursement s’il n’y a pas de tarifs de référence. Il faut également prendre en charge des soins qui ne sont pas du tout référencés dans la nomenclature de la Sécu : implantologie, parodontie…

La Sécurité sociale doit reprendre toute sa place dans la mutualisation des risques sur la base de la solidarité nationale. Ce n’est malheureusement plus le cas, les politiques d’économie à la petite semaine menées par les gouvernements successifs ont multiplié les trous dans la raquette. Même sur l’hospitalisation, pourtant réputée comme étant « bien remboursée » par la Sécu, la pandémie a montré que le ticket modérateur hospitalier pouvait s’élever à plusieurs milliers d’euros. 

Le reste à charge supérieur pour les malades ayant une affection de longue durée, théoriquement remboursée à 100 % par la Sécu, montre que la solidarité entre malades et bien portants n’est plus suffisamment efficace. Le reste à charge, notamment hospitalier, plus élevé pour les personnes âgées, montre également que la solidarité intergénérationnelle n’est plus convenablement assurée. 

Si l’on veut vraiment une grande Sécu, un socle solide pour appuyer des complémentaires débarrassées de la sélection assurancielle, c’est à ces questions qu’il faut s’attaquer. Et non pas faire des promesses électorales qui, comme on le sait, n’engagent que ceux qui les écoutent.

Les Mutuelles de France ont formalisé dans leur cahier de propositions des solutions concrètes pour construire la protection sociale solidaire dont nous avons besoin. Sur cette base, nous nous inscrirons dans l’élaboration de la plate-forme de la Mutualité qui sera mise en débat à l’occasion des élections 2022. Espérons que nous pourrons ainsi sortir des polémiques irresponsables pour aborder sérieusement les solutions dont notre système de protection sociale et de santé ont besoin. »

François FILLON Directeur de la Rédaction de VIVA - 8 novembre 2021

Covid-19 : comment contrer la cinquième vague ?

Le taux d’incidence du Covid-19 dépasse le seuil d’alerte dans de nombreux départements français (Ardèche, Haute-Corse…), où il franchit les 250 cas pour 100 000 habitants. Alors que nos voisins européens, comme l’Autriche et la Belgique, ont pris des mesures drastiques pour enrayer cette cinquième vague, qu’en est-il en France ?

Selon Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, qui s’exprimait sur France-Inter, « la baisse des températures, le relâchement des gestes barrières, l’atténuation des effets du vaccin au fil des mois, expliquent l’arrivée en France de cette cinquième vague ». Résultat : on compte 8 338 personnes hospitalisées et 1 353 patients en réanimation à ce jour. C’est 14 % de plus que la semaine dernière pour la réanimation, mais beaucoup moins que lors des pics précédents.

Mais la bonne nouvelle est que nous serions mieux préparés à cette cinquième vague grâce à la vaccination qui continue de progresser (nous avons un des meilleurs taux en Europe). 126 000 doses de rappel de vaccin sont réalisées chaque jour.

La pandémie a fait plus de 5,4 millions de morts dans le monde (source OMS).

 

La troisième dose

Outre les gestes barrières qu’il faut continuer à respecter, il s’agit pour les autorités sanitaires de généraliser la troisième dose. Les plus de 65 ans et les malades chroniques sont invités à effectuer leur rappel.

A partir du 15 décembre prochain, cette tranche d’âge devra, en effet, justifier d’une troisième dose pour prolonger la validité de son pass sanitaire.

Actuellement, 5,2 millions de personnes ont déjà reçu une dose de rappel.

Haute autorité de santé (HAS)

Dès le 1er décembre, les personnes de 50 à 64 ans seront éligibles. De son côté, la Haute Autorité de santé (HAS) demande d’abaisser le seuil à 40 ans et le scénario d’une généralisation à tous les majeurs est sur la table.

L’ensemble des mesures sera examiné lors d’un conseil de défense sanitaire qui se tiendra ce mercredi 24 novembre.

Marilyne PERIOLI 23 novembre 2021 Vivamagazine.fr

 

Enrayer la cinquième vague de Covid : les nouvelles mesures du gouvernement

Pour tenter d’enrayer la cinquième vague de Covid-19, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont présenté de nouvelles « mesures de vigilance », lundi 6 décembre, lors d’une conférence de presse à Matignon.

Pas de confinement, ni de couvre-feu au programme mais un coup d’accélérateur est donné à la vaccination.

« L’heure n’est pas à la mise en place de jauges, d’un couvre-feu ou d’un confinement. Ce serait disproportionné. En revanche, les circonstances exigent un effort individuel et collectif pour limiter les risques de contamination », défend le Premier ministre.

EN DIRECT | #COVID19 : suivez la conférence de presse du Premier ministre @JeanCastex. https://t.co/UR6cN6wZFr

— Gouvernement (@gouvernementFR) December 6, 2021

Vaccination des plus âgés

Les Français âgés de 65 ans et plus pourront obtenir une dose de rappel de vaccin contre le Covid sans rendez-vous, « quel que soit le centre » dans lequel ils se rendent, a annoncé Jean Castex. Afin de tenter de freiner la circulation du virus, nous devons « conserver notre bouclier vaccinal et même l’amplifier et le renforcer », a préconisé le Premier ministre.

« Dix millions de Français ont fait leur dose de rappel pour maintenir leur protection face au Covid. »

Olivier Véran, ministre de la Santé

Chaque jour, 600 à 700 000 créneaux sont ouverts pour se faire vacciner dans plus de 1 200 centres, chez le pharmacien, le médecin, les sages-femmes. « Nous avons des stocks de vaccins ARNm efficaces (Moderna et Pfizer) pour tenir l’objectif d’une population protégée d’ici au 15 janvier », précise Olivier Véran.

Du côté des enfants 

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans exposés à des formes graves de Covid-19 (en situation de surpoids ou atteints de pathologies à risque) sera ouverte à partir du 15 décembre, comme l’a recommandé la Haute Autorité de santé (HAS).

« En fonction des avis des autorités sanitaires et du comité national d’éthique, nous serons en mesure d’ouvrir la vaccination à tous les enfants le 20 décembre », a souligné Olivier Véran, ministre de la Santé.

Le protocole sanitaire passe au niveau 3 dans les écoles primaires. Le masque est recommandé en intérieur et extérieur. Il n’est pas question d’avancer les vacances scolaires à ce stade.

Télétravail

Le télétravail jusqu’à trois jours est de nouveau à l’ordre du jour.

« Il faut que, sur l’ensemble du territoire, toutes les entreprises qui le peuvent mobilisent le télétravail. »

Jean Castex, Premier ministre

Dans la mesure du possible, il est déconseillé aux entreprises d’organiser des repas de fin d’année ou des moments de convivialité autour des fêtes de Noël à l’intérieur des locaux.

Et aussi…

Les gestes barrières sont toujours d’actualité. L’aération fréquente des lieux clos est plus que jamais nécessaire. Il est recommandé d’aérer chaque pièce dix minutes toutes les heures.

Le gouvernement appelle également à une limitation des rassemblements festifs dans la sphère privée. Concernant les manifestations et événements extérieurs, par exemple les marchés de Noël, l’évolution des protocoles se fera sous le contrôle des préfets pour que la consommation de produits alimentaires soit strictement encadrée.

D’autre part, le Premier ministre a annoncé la fermeture des discothèques pour quatre semaines à partir de vendredi 10 décembre. Les entreprises concernées seront « accompagnées économiquement » par l’Etat, a expliqué Jean Castex.

Situation en France au 6 décembre 2021

  • Nouveaux cas : 42 892. En hausse sur la dernière semaine.
  • Hospitalisations en cours : 12 096, en hausse sur la dernière semaine.
  • Personnes vaccinées (2 doses) : 51 010 234, soit 76 % de la population.
  •  
  • Marilyn PERIOLI 7 décembre 2021 vivamagazine.fr

 

 

Communiqué: Cet article  de Marilyn PERIOLI qui date du 22 septembre 2021 reste d'actualité en cette période de Noël.

Les écrans sont nocifs pour les enfants, vraiment ?

Les écrans font partie de notre quotidien et, en cette rentrée, c’est l’heure pour beaucoup de parents d’établir de bonnes habitudes pour leurs enfants. Alors : écran ou pas ? Jonathan Bernard, chercheur épidémiologiste à l’Inserm, nous éclaire sur le sujet.

Les enfants et adolescents passent-ils trop de temps sur les écrans, comme on le lit un peu partout ?

Jonathan Bernard, chercheur épidémiologiste à l’Inserm.

Cela dépend beaucoup de l’âge. En France, les enfants âgés de 3 à 6 ans passent en moyenne près de deux heures par jour devant les écrans, soit plus que la recommandation de ne pas dépasser une heure quotidienne. Ensuite, le temps augmente avec l’âge et les adolescents y restent en moyenne jusqu’à cinq heures. Pour les enfants de 2 ans, nous montrons dans nos études que neuf enfants sur dix sont exposés aux écrans, surtout la télévision. Deux enfants sur trois la regardent tous les jours. Mais dans des temps courts, pour la grande majorité inférieurs à une heure par jour, en moyenne 30 à 45 minutes par jour, ce qui est plutôt modéré. Un bémol cependant : environ 2 % d’enfants regardent les écrans plus de quatre heures par jour, c’est très élevé mais, heureusement, c’est une minorité.

Beaucoup d’études parlent de risques pour le développement de l’enfant, qu’en pensez-vous ?

J. B. : Il y a eu énormément d’études sur le sujet, mais il faut nuancer. De notre côté, nous avons constaté qu’il y avait un réel impact sur le surpoids car pendant que l’enfant ou le jeune est sur son écran, il ne fait pas d’activité physique et a tendance à grignoter gras et sucré. Pour le sommeil, une majorité d’études corroborent le fait que les écrans avant d’aller au lit ont tendance à repousser l’heure de coucher. D’où une diminution de la durée de sommeil, mais aussi de sa qualité. Cela à cause de la lumière bleue qui perturbe le rythme circadien. Mais aussi tout simplement parce que les écrans captivent l’attention et font que l’on repousse l’heure du coucher.

Pour le reste, notamment ce que l’on a pu lire sur le développement neurologique, il y a beaucoup à dire. S’agit-il de langage, de motricité, de mémoire, d’attention…? Sur quelles tranches d’âge, quels contenus et milieux sociaux portent ces études ? Les parents sont-ils présents lors de l’exposition aux écrans ? On ne peut pas tout comparer en bloc.

Justement, quels conseils leur donneriez-vous en cette rentrée ?

J. B. : Je suis partisan d’être vigilant mais de ne pas paniquer. Je leur dirais que les écrans font partie de nos vies et qu’il peut y avoir des effets positifs si on en fait bon usage. Sauf chez les très jeunes (avant 2/3 ans). La recommandation « pas d’écran avant 3 ans » figure d’ailleurs dans les carnets de santé. Mais là encore, il ne s’agit pas de priver les petits de leur moment en visio avec leurs grands-parents.

Après, certains programmes éducatifs peuvent avoir des effets positifs sur les apprentissages. C’est le cas de certains jeux vidéo qui peuvent développer les réflexes, la capacité de prise de décision et également la résolution de problèmes. Pendant le confinement, les écrans ont permis de garder les liens et de continuer les apprentissages.

Et la télé ?

J. B. : Nos études ont révélé qu’une fréquence plus élevée de télévision allumée (regardée ou allumée en fond sonore ou visuel) pendant les repas de famille était associée à de moins bons résultats en matière de langage. Par exemple : le niveau de langage à 2 ans était plus faible chez les enfants « toujours » exposés à la télévision pendant les repas de famille par rapport aux enfants qui ne l’étaient « jamais ».

A 3 et 5 ans et demi, les évaluations de langage et le quotient intellectuel verbal étaient meilleurs chez les enfants « jamais » exposés à la télévision pendant les repas de famille, par rapport à ceux qui l’étaient « souvent » ou « toujours ».

La télévision a tendance à réduire les interactions entre les parents et les enfants. Dans ce cas, les parents ont un rôle primordial à jouer, de régulation, d’information des contenus.

Votre conclusion ?

J. B. : Je dirais que les recommandations en matière d’écran doivent adopter les mêmes principes qu’en matière d’alimentation : on peut boire un verre de soda de temps en temps pour se faire plaisir mais pas un litre par jour. C’est un peu pareil pour l’exposition aux écrans : il convient d’accompagner les enfants vers un usage modéré et plus qualitatif des écrans.

www.VivaMagazine.fr

 

En 2021, la santé mentale des Français continue de se dégrader selon le baromètre MGEN-Solidaris

Les mutuelles MGEN et Solidaris ont divulgué les résultats de leur baromètre annuel et national « confiance et bien-être ». Si le moral des Français a sensiblement progressé par rapport à l’année 2020, le sondage révèle une réelle dégradation de la santé mentale. L’indicateur est en effet au plus bas depuis 2016. 

Un baromètre basé sur la santé, le travail et la société

Initié en 2016, le sondage « confiance et bien-être » évalue chaque année le moral des Français. Les mutuelles MGEN et Solidaris ont interrogé plus de 1 000 personnes, via l’Institut Opinion Way, pour évaluer un baromètre global et représentatif de la population basé sur le rapport à la santé, au travail et à la société. L’indicateur principal de cette étude montre que la confiance et le bien-être des Français est en progression. Évalué entre zéro et 100, cet indice global de confiance s’élève à 56,9 en 2021, soit 1,4 points supplémentaires par rapport à 2020 (55,5).     

Comparativement à l’année dernière, le baromètre 2021 révèle un mieux-être dans tous les aspects de la vie quotidienne. Des conditions de vie à la qualité des relations sociales jusqu’à l’image de soi, les indicateurs ont tous progressé. Les Français regagnent également plus de confiance envers leur santé physique (65 cette année contre 63,5 en 2020).    

#BaromètreMGENSolidaris
Pour la 6e année consécutive, #MGEN et @solidaris, avec @opinionway, sondent les Français sur leur rapport à la société, au travail et à la #santé, et publient le baromètre « #confiance et #bienêtre ». https://t.co/uRllCgFEgM
Résultats en thread⬇️ pic.twitter.com/7JrrhyvapE

— Groupe MGEN (@groupe_mgen) December 1, 2021

L’indicateur sur la santé mentale affiche son niveau le plus bas

L’une des grandes inquiétudes de la population reste la santé mentale. Cet indice accuse en effet une chute importante de près d’1,5 point en un an (60,7 en 2021 contre 62,1 en 2020). « La santé mentale reste fragilisée par les effets de la crise sanitaire qui perdurent : incertitudes et préoccupations sur la santé pour soi et pour ses proches, et l’avenir », expliquait Matthias Savignac, président du groupe MGEN lors de la diffusion du baromètre. 

« LA SANTÉ MENTALE RESTE FRAGILISÉE PAR LES EFFETS DE LA CRISE SANITAIRE QUI PERDURENT. »

Matthias Savignac, président du groupe MGEN

Malgré des signes de reprise d'activités et de #confiance, la #santémentale des Français reste durablement touchée par la #crise sanitaire…inachevéehttps://t.co/TU93BBazbT@groupe_mgen engagé pour une meilleure #reconnaissance, #priseencharge et #accessibilité des soins psy ! pic.twitter.com/q0mAtI1mQi

— Matthias Savignac (@MSavignac_MGEN) December 2, 2021

Les précédents résultats révèlent que l’indicateur de 2021 sur la santé mentale affiche son niveau le plus bas depuis 2016. En 2021, un tiers des Français (32,6 %) évaluent ainsi leur vie de manière négative. Et près de 20 % des sondés indiquent par ailleurs ressentir une « dépression sévère à modérée ». Le sondage précise également qu’un Français sur cinq renonce à aller chez un professionnel de santé mentale pour des raisons financières.  

La pandémie détériore la qualité du sommeil des Français 

Depuis son arrivée en 2020, le Covid-19 a fortement perturbé le sommeil des Français. Un récent sondage Ifop révèle en effet que 66 % de la population souffre de troubles du sommeil en 2021. Avant la pandémie, une étude datant de 2017 montrait que ces troubles ne concernaient que 49 % des personnes sondées.

Capucine BORDET 24/12/2021